
Sans compter les peuples comme les Amérindiens, les Islandais et les Danois, sans doute les Espagnols maintenant, les Lituaniens, ont bien de la chance, la reconnaissance de leur croyances païennes donne un certain poids, lors d’éventuel saccage de lieux de cultes. Il est des autoroutes déplacées en Islande pour la bonne raison qu’elles pourraient déranger les Esprits de certains lieux de cultes. Ne riez pas, cela n’est pas risible, pas plus qu’une grotte où aurait apparu une Dame Blanche, cela est une croyance, une foi, qui n’avilie personne et donc toute aussi respectable. Les Anglais n’ont pas encore ce droit de veto, mais sont sur la bonne voie. En Irlande on saccage Tara, en France on défèque à Brocéliande.
D’une part, pour nous païens, toute forêt est sacrée et les interventions humaines de ce type à son endroit devrait se faire après mûre réflexion.
Soit il faut bien mettre nos déchets quelque part et partout pose problème …
Certains pourront argumenter que Brocéliande ne fut pas un lieu de culte antique, sa renommée et ses mythes ne s’y sont implantés que très tardivement, puisque c’est aux Romantiques que nous devons d’y avoir placé les chemins d’Arthur.
Cependant cette forêt recèle bien des trésors mégalithiques et ceux là sont pour nous des lieux de Cultes, comme tous les lieux où reposent l’Esprit des Ancêtres (dolmen, tumulus etc.)
Et si Brocéliande ne fut pas le véritable lieu des chevaliers de
Le circuit Arthurien s’est imprégné, Brocéliande est devenue l’écrin précieux de nos légendes et ce ne sont pas les nombreux touristes qui s’y pressent chaque été qui vont me démentir.
Comment dans ce cas avoir pu imaginer, coller si près du mythe une décharge ?
Il est bien des lieux, que nous avons déjà tellement saccagés qu’une décharge de plus ne ferait même pas tâche. Nous, humains modernes qui nous ventons d’être de grands penseurs, et sommes fiers de nos grands philosophes, déféquons avec autant de réflexion qu’un canard atteint de gastrite. A ce rythme il ne reste plus grand chose de nos « beaux paysages » de France, de nos lieux préservés (oui il faut parquer la nature maintenant pour la sauvegarder), et je n’ose pas dire ce qu’il reste de nos lieux de culte.
Alors haut et clair, Tara, Brocéliande même combat.
Nous ne sommes pas présents sur le devant de la scène laissant aux associations se charger de l’affaire. Si nous suivons tout cela de prêt, et signons chaque pétition, c’est vrai qu’il nous est difficile d’offrir notre nom comme valeur représentante d’un NON de poids. L’idée et l’envie sont là, mais
Viendra j’espère le jour, où comme dans les pays les plus respectueux, les plus démocratiques, nous pourrons apposer avec force nos convictions, et qu’elles seront reconnues.
Brocéliande est déjà bien trop marquée des délires de quelques allumés, qui la brûlent par jeu, ou gravent sur ses pierres des tags à la peinture rouge . Il fut même une année ou le bruit couru que le « gouvernement » (qui a toujours bon dos) allait faire de Brocéliande un grand Centre Touristique et chacun de s’offusquer. De Centre touristique il n’y eu point, mais de projet de décharge il y a, est ce mieux ?
Nous nous sommes insurgés contre l’acte de vandalisme des églises bretonnes, voilà quelques élus qui profanent nos tombes et nos sites sacrés, pouvons rester sans rien dire ?
Colloque 27/ 28 avril
Paris